Idoles de l'industrie : Faites la connaissance de Clarisse Hénon de SSTPA La Londonienne

Dans une nouvelle série, l'équipe ESPORG interviewera des personnalités éminentes du secteur de la logistique qui, selon nous, incarnent les valeurs de sûreté, de sécurité, de connectivité, de durabilité et de bien-être et qui servent de modèles pour les meilleures pratiques et les idées innovantes dans le domaine des transports. Notre première interviewée est Clarisse de la membre ESPORG et SSTPA La Londonienne.

ESPORG : Parlez-moi un peu de vous et de ce que vous faites.    

Clarisse : Je m'appelle Clarisse H.énon, je suis l'assistante du réalisateur et je travaille pour La Londonienne depuis bientôt 3 ans maintenant.

ESPORG : Quel est votre projet préféré sur lequel vous ou votre entreprise travaillez actuellement ? 

Clarisse : Nous travaillons actuellement à développer l'aire de stationnement en proposant de nouveaux services/commodités, notamment des installations de fitness en plein air ainsi que des activités afin d'améliorer le bien-être de nos clients.

ESPORG : Quel genre d’activités ? 

Clarisse : Dans le futur, nous souhaiterions peut-être organiser une compétition d'échecs pour les pilotes, par exemple. Nous avons tellement de chauffeurs du monde entier qui parlent différentes langues et c'est un moyen simple pour eux d'interagir sans que la langue ne soit un problème. Egalement, des activités sportives avec un coach ou des cours collectifs animés par quelqu'un. Nous voulons les stimuler à être ensemble et à être sociaux. 

ESPORG : Selon vous, qu'est-ce qui distingue votre entreprise du reste du marché ? 

Clarisse : Je pense que le niveau de sécurité de notre parking sécurisé est très élevé grâce à d'importants investissements, à notre service de sécurité interne et aux technologies de pointe en place qui distinguent notre parking du reste du marché. 

ESPORG : Selon vous, quels sont les plus grands défis auxquels l’industrie est confrontée aujourd’hui ? 

Clarisse : Je pense que le plus grand défi auquel l'industrie du stationnement sécurisé est aujourd'hui confrontée est d'assurer en permanence la sécurité dans un contexte où les problématiques migratoires ont un impact croissant sur les transporteurs (intrusion clandestine, sanctions des FRONTIÈRES, dommages aux marchandises et aux véhicules, retards de livraison, multiplication des contrôles). ), les clients (risque d'agression, stress, risque d'accident) mais aussi des parkings sécurisés, notamment lorsque les pouvoirs publics ne sont pas à l'écoute à nous.

ESPORG : Quel genre de problèmes avez-vous rencontré ? 

Clarisse : Il y a des migrants qui attendent l'occasion de monter dans la cargaison. Ils veulent entrer au Royaume-Uni et sont prêts à risquer leur vie. Nous avons de sérieux problèmes avec le fait qu'ils coupent le haut de la remorque sans que le conducteur ne voie et n'entre dans la cargaison, pas dans notre aire de stationnement. Nous vérifions cela, mais en dehors du parking entre deux ronds-points. Nos clients paient pour un parking sécurisé et ont pas d'intrusion dans le parking mais lorsqu'ils sortent à 100 m, il y a la possibilité pour quelqu'un de monter dans les camions. 

Cela a de graves conséquences pour les conducteurs et pour les entreprises de transport : même si le conducteur ne sait pas qu'il y a une intrusion, si les migrants sont découverts par la patrouille frontalière britannique, il y a une pénalité pour le conducteur et une autre pour l'entreprise qui peut aller jusqu'à 16 000 GBP. 

Nous ne sommes pas les seuls ; plusieurs autres transporteurs ont ce problème. Dans notre zone (Transmarck-Turquerie) il y a des transporteurs et des parcs sécurisés ainsi que les différentes autres entreprises de la zone qui sont confrontées à cette problématique liée aux intrusions cachées. C'est pourquoi nous avons créé une association avec les entreprises de Transmarck-Turquerie dans la zone adjacente à l'autoroute A16, sortie 48. De cette façon, nous pouvons faire valoir nos intérêts auprès des autorités et des politiques et avoir plus de pouvoir. 

ESPORG : Qui fait partie de cette association ? 

Clarisse : Nous, La Londonienne par exemple et entre autres, C4T, Calais Truck Stop, RDV, Polley, XPO transport, Pidou Logistics et aussi Maison Roches ou encore Transdev.

ESPORG : Dans quel type de sécurité supplémentaire avez-vous déjà investi pour atténuer ces risques ? 

Clarisse : Nous disposons d'un drone pour détecter toute coupure dans les remorques, de chiens qui détectent les personnes avant qu'elles n'entrent, et le personnel de sécurité est formé au drone et effectue des contrôles aériens de routine. 

ESPORG : Qu’aimez-vous faire pendant votre temps libre ? 

Clarisse : Ce que j'aime le plus, c'est cuisiner et être dehors à la campagne pour me promener, lire, profiter de la terre et des animaux.

ESPORG : Quelle est votre chose préférée à cuisiner ? 

Clarisse : Beaucoup de choses, mais je n'aime pas suivre la recette. Je regarde ce que j'ai dans le garde-manger et j'aime être créatif. J'adore cuisiner pour ma famille, par exemple de la dinde rôtie, avec des pommes de terre et des frites.

Je n'aime pas cuisiner ! J'aime aussi la nature et je ne peux pas vivre dans une grande ville. C'est impersonnel. 

ESPORG : Selon vous, sur quel sujet l’industrie devrait-elle se concentrer davantage ? 

Clarisse : Je pense que l'industrie devrait participer à l'amélioration du bien-être des conducteurs ; cependant,en ordre pour que les exploitants de parkings puissent investir dans l'installation/l'équipement, il serait important d'avoir Subventions de l'UE ou des subventions pour aider l'opérateur qui souhaite réaliser ces investissements. Nous savons que l'UE promeut cet aspect important pour résoudre le manque de conducteurs en Europe et que cela pourrait contribuer à améliorer le programme de stationnement sécurisé.

Nous voulons améliorer les zones de stationnement et les subventions pour stimuler les zones de stationnement déjà existantes afin d'attirer de nouveaux conducteurs et des jeunes conducteurs. Les générations changent et les nouveaux/jeunes conducteurs n'ont plus particulièrement envie de rester 1 semaine dans leur taxi sans rentrer chez eux. Ils veulent avoir des activités avec d'autres conducteurs. Ils veulent avoir le sentiment (et nous voulons leur donner ce sentiment) d’être chez eux, loin de chez eux.